Julien PICOT
"Je mets en place les conditions (exercices, phases de jeu, questionnement) pour que le joueur ou la joueuse prenne conscience de ses qualités, de ses forces et de son habileté à résoudre des problèmes."
Ludovic SOS
"Je crée des situations de jeu avec score, enjeu et pression pour entraîner les jeunes à mieux gérer leurs émotions et leurs prises de décision en compétition."
Arnaud MARIOU
"*Pour la confiance?
Valoriser l'enfant, l'encourager, prendre conscience de ses points forts tennistiques physiques et mentaux, se fixer des objectifs d'amélioration et comment y arriver.
*Réguler ses émotions?
Déjà, l'enseignant doit être exemplaire par rapport à son attitude et sa communication verbale et non verbale pour ne pas être dans un excès (ultra ++ ou ultra --). Apprendre à s'évaluer.
*Se fixer des objectifs ?
Modulables dans le temps en fonction de la progression et des résultats de l'enfant.
*La concentration?
Parler au moment présent, précision des consignes et des buts, degré d'exigence."
Philippe LOPEZ-MENARD
"Il me semble important d'amener la joueuse ou le joueur à prendre conscience de ses forces et de ses nombreuses ressources avant une compétition.
Concrètement, j'aménage des exercices qui lui permettent de jouer avec ses forces. Je cherche à mettre l'athlète en réussite, notamment les filles pour qu'elles aient confiance en elles. Ensuite, je
lui propose des situations de points pour mettre en place des "automatismes".
En parallèle, je discute avec la joueuse ou le joueur avant son départ pour fixer ensemble les objectifs de la compétition (en lien avec les dernières compétitions vécues et les derniers
entraînements réalisés).
Enfin, je rappelle au joueur que le tennis est un "jeu" et qu'il est important de prendre du plaisir (dans les moments agréables comme désagréables). Être capable de se raccrocher au plaisir de
bouger les jambes, de frapper la balle, de trouver des solutions dans la difficulté etc...)
Si je n'accompagne pas l'athlète, je lui propose de pouvoir m'appeler avant et/ou après les matchs pour parler. Sans aucune obligation, il faut que ça vienne de lui."
Pascal LAGUIAN
"Voilà comment je m'y prends pour suciter de l'envie à l'approche d'une compétition : suivant l'âge, la méthode n'est pas la même. Chez les 8 à 12 ans, je vais faire appel à leur imagination et jouer un rôle. Faire comme si j'étais dans la peau de mon (ma) joueur préféré(e). M'identifier à cette personne pour avoir une attitude de haut niveau. Pour les plus âgés, je vais faire appel à la prise de conscience de me conduire comme une professionnelle dans les attitudes, l'engagement et la volonté à vouloir gagner. Je suis donc plus dans la discussion et leur engagement moral."
Diego OCAMPOS
"*Les entraînements ont pour but:
-de créer des automatismes et de renforcer les forces, d'améliorer ses points faibles de façon à être le plus armé possible lors des confrontations.
-de créer des shémas de jeu que l'on produit lors des matchs officiels pour créer de la confiance dans ce qu'on est capable de faire et pour ne pas être en nécessité de réfléchir, juste laisser libre
son esprit.
-de travailler l'aspect mental : l'endurance, se rapprocher de ce qu'on va rencontrer. On va créer les matchs à l'entraînement, dédramatiser le comptage, gérer son espace, l'adversaire, les
conditions.
-de permettre le choix de la surface, du lieu où l'on s'entraîne.
-d'insister sur les points forts en lien avec le match et on fixe les objectifs d'entraînement annuels qui répondent aux besoins individuels. Comme on dit souvent les matchs on les fait à
l'entraînement, on peut avoir des bons joueurs d'entraînement et moins bons joueurs en match et des bons joueurs en match pas bons à l'entraînement.
*Pour être le mieux au quotidien :
- on commence avec l'échauffement, se mettre en conditions avec l'exigence au tout début, pour les habituer à être là dès le début comme en match, concentrés et prêts.
-en les habituant à la confrontation, à surmonter les états émotionnels en mettant en place les situations et en créant des réponses, des routines. Il y a une réponse à chaque problème et ils
ont leur boîte à outils, leur façon à eux de répondre.
-on les prépare à être résilients en fixant des objectifs de processus : ce qu'on produit et qui ne dépend que de soi et pas forcément le résultat pour mettre à distance l'anxiété produite par l'environnement.
-on leur apprend à tenir compte et à accueillir aussi ce qui n'est pas contrôlé : l'accueillir et l'accepter. Garder l'état d'esprit qui mobilise et qui engage, qui maintient l'enfant dans ce qui est important.
-il n'y a rien d'acquis, on le voit chez les joueurs pros: plein de facteurs peuvent nous sortir d'un état optimal... c'est un travail du quotidien.
L'objectif qu'on a, nous, en formation, c'est de rendre les joueurs autonomes, indépendants et responsables de leurs actes. Le propre de l'activité est d'être seul sur un terrain donc on doit être en capacité d'être seul à réfléchir."
Cyril FREMONT
"Je m'efforce sutout dans les plus jeunes catégories de compétiteurs à intégrer le mental sans qu'il s'en rendent compte finalement, ils ont une grande capacité à prendre l'info.
C'est beaucoup dans l'organisation que ça se joue. L'organisation pédagogique est essentielle pour moi, l'objectif étant de stimuler tout ce qui fait un jeune compétiteur : la patience, la
valorisation de la réussite, le rebond immédiat après l'erreur, l'ambition, le plaisir etc..."
Nicolas SABROUX
"J'essaie de rendre certains points plus stressants que d'autres avec des situations à handicap ou avantage et des points bonus."
Hervé BARDOT
"Donner le maximum de soi-même à chaque entraînement afin d'exploiter tout son potentiel pour être prêt à jouer en compétition."
Noam MURCIANO
"Je termine chaque séance sur des points, libres ou avec une consigne en particulier (comme des bonus/malus) puis je les laisse 10 à 15 minutes sans consigne en conditions de match où je n'interviens pas sauf sur demande du joueur."
Antoine GAUDON
"Le but est de retrouver le plus possible la pression liée à l'enjeu d'un match officiel. Pour ça, je privilégie les points décisifs plutôt que de laisser deux points d'écart en fin de jeu, ça oblige les joueurs à être hyper-concentrés."
Morgane LOUBIER
"Pour préparer mes joueurs à la compétiton, je les amène à passer par 4 étapes à l'entraînement et qu'il peuvent reproduire en compétition:
Etape 1 : être attentif dès l'échauffement comme je le serais pour un match. Savoir ce qui fonctionne pour moi pour arriver à me reconcentrer quand il y a des émotions, du stress, du bruit, de la
fatigue...
Etape 2 : accepter de jouer en fonction de mon état du jour et faire de mon mieux malgré tout.
Etape 3 : savoir jouer juste tactiquement. Apprendre à me connaître pour adapter mon jeu en fonction de mon état, des qualtités de l'adversaire, des temps forts et faibles du match.
Etape 4 : me sentir capable de tenir physiquement, me sentir solide, fiable, savoir entrer dans le combat comme par exemple savoir mettre 4 frappes avec de l'intensité dans le court avant de démarrer un point."
Cyril DARQUY
"À l'entraînement, je propose des situations qui correspondent vraiment à chacun de mes joueurs avant une compétition et je leur fais comprendre qu'ils doivent apprendre à se faire confiance, parce que moi, je crois profondément en eux et cela tout au long de l'année, même en dehors du court."
Lucas VINCENT
"Je prépare mes joueurs en cultivant avant tout le goût de l'effort et la rigueur à travers des routines exigeantes, tout en maintenant une relation de confiance basée sur l'exemplarité et un dialogue constant, formel ou informel, pour les impliquer pleinement dans leur progression."
Quentin GOUTAY
"Dans la préparation mentale, je pense que l'un des aspects essentiels c'est la construction d'une confiance à l'entraînement à travers de l'exigence et de la cohérence.
Je pense aussi que la mise en place de routines, rituels et se confronter à des situations délicates à gérer en matchs (gestion de la frustration, problème d'arbitrage etc...) sont aussi des éléments
que j'essaie de mettre en place dans les suivis individuels."
Yohann DUPONT
"Le duel part dès la première balle d'échauffement c'est un concours d'échanges. Un bon échauffement détermine une partie du bon fonctionnement du joueur. C'est une étape essentielle quelque soit
sa position sur le terrain (petit moyen grand) il a la possibilité d'installer son jeu, de mettre des rituels, d'instaurer de bonnes habitudes techniques pour la consolider, l'améliorer et progresser
avec confiance.
La répétition de frappes en continuité est importante. Trop souvent les séquences sont arrêtées par des fautes. Le joueur doit prendre conscience de sa réussite pour obtenir du positif.
Le jeu est un un duel, la régularité est un duel : faiblir dans la durée peut être évité, la constance dans la concentration peut être améliorée.
Quelque soit le mise en place d'une situation de jeu sous forme de points, elle doit être à deux vitesses :
1. être en cohésion avec son joueur/partenaire : la cadence, le rythme et l'investissement.
2. être dans la capacité à prendre des informations rapidement et efficacement en fonction des intentions adverses et de ses propres intentions."
Arnaud DESOBRY
"Je rends l'entraînement plus dur pour rendre le match plus facile. Par exemple, j'encourage souvent à jouer sur le coup fort du partenaire à l'entraînement même si "c'est faux" de faire ça, pour être ensuite à l'aise sur les coups forts et faibles de mon adversaire du match à venir."